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Randonner à l’étranger: Comment faire?

Randonner à l'étranger

Yosemite, USA. Je marche seul sur un chemin, je lève la tête : une grosse bête poilue marche dans ma direction. C’est la mère. Des oursons noirs la suivent.

Tout à coup, l’adrénaline envahit mon corps. Tous les conseils que j’ai pu lire, pour se sortir de ce mauvais pas, s’entrechoquent dans mon esprit:

  • « Grandissez-vous, agitez les bras, criez pour le faire fuir… tant qu’il est encore temps. »
  • « En dernier recours, si l’ours vous attaque : défendez-vous. » Oui, mais comment ?

Je me baisse, je saisis une branche dans la main gauche, une pierre dans la main droite, je me relève lentement en poussant un mugissement. À moitié debout, je rugis à nouveau, l’ours me voit enfin. Il s’enfuit à flan de montagne. Son corps ondule entre les buissons. La peur laisse place à l’excitation de cette rencontre unique.

 

Aujourd’hui, j’accueille Christophe du blog Voyage Sur Le Fil pour un article invité dans lequel il va nous parler de comment randonner à l’étranger, c’est à lui :

Je vous souhaite de pouvoir vivre un jour un moment intense comme celui-ci ! Il ne s’agit pas forcément de se retrouver nez à nez avec un ours, ou un tigre en safari, mais de se laisser surprendre et émerveiller dans un milieu naturel à l’étranger.

Organiser soi-même sa randonnée à l’étranger

Tout comme les voyages classiques organisés, il existe des organismes spécialisés qui proposent des voyages plus sportifs.

Mais d’un tempérament indépendant, vous préférerez certainement organiser vous-même ce voyage. Bonne nouvelle : C’est tout à fait possible !

Préparation, se connaître

On peut éprouver une certaine appréhension à partir en randonnée, dans un milieu hostile, et de surcroît à l’étranger dans un univers inconnu.

Pour réduire cette crainte, il y a une solution simple et efficace que j’applique à chacun de mes voyages : se mettre dans une situation similaire, et quelque peu défavorable, avant de partir.

Procéder comme cela vous donnera la confiance nécessaire pour entreprendre votre aventure. À destination, vous saurez comment réagir à une majorité de situations inconfortables ou périlleuses.

 

S’équiper : à destination ou avant de partir ?

Il est intéressant de s’équiper avant le départ pour plusieurs raisons :

  • Vous pourrez apprendre à connaître votre matériel avant le départ
  • Vous trouverez du matériel varié et de qualité, car vous savez où le trouver ! (Décathlon, Au vieux campeur…)
  • Vous trouverez des vêtements et chaussures à votre taille. Surtout pour ceux qui se situent aux extrémités de l’échelle des tailles

Cascade Yosemite

D’autres équipements devront être achetés à destination, car il n’est pas possible de les prendre dans l’avion, même dans la soute de l’appareil (ici les restrictions de la compagnie Air France) :

  • Les produits inflammables : briquets, allumettes, bouteilles de gaz pour les réchauds par exemple.
  • Les armes, les cartouches, si vous souhaitez pratiquer la chasse.

Comment s’habiller ?

S’habiller « technique » garantit une polyvalence accrue.

Cela consiste à se vêtir en plusieurs couches.

Par exemple, parmi mes affaires j’ai un T-shirt, deux polaires, une veste imperméable, un pantalon fin et un pantalon imperméable.

Suivant la température extérieure et l’effort effectué, je vais empiler différemment ces vêtements pour trouver le confort optimal.

Cela m’a permis d’affronter, avec le même sac léger, la chaleur des déserts (40 °C en mai !) et de supporter, une semaine plus tard, le froid hivernal et la neige dans les montagnes.

Les chaussettes sont un des éléments centraux de votre randonnée. Des chaussettes humides ramolliront vos chairs et causeront des blessures. Il est important de prévoir des rechanges. Une paire sèche permet également d’assécher une chaussure mouillée.

En randonnée, je conseille de prendre des T-shirts à manches longues et des pantalons longs :

  • Au soleil, ils vous protègent des brûlures et limite la déshydratation.
  • Vous montrerez moins de peau aux moustiques, aux tiques et aux autres bêtes peu recommandables : les serpents !

Joshua Tree National Park (un désert aux USA) :

Je m’approche d’une touffe d’herbe sèche, une crécelle retentit subitement et me glace le dos. Je fais un bond en arrière et y mets les yeux : un serpent à sonnette…

Prenez garde à la matière de vos T-shirts ! Le polyester est auréolé de toutes les qualités… sauf une : l’odeur de la transpiration ! En effet, l’odeur de la transpiration devient nauséabonde au contact du polyester. Cela devient dégoûtant et insupportable pour soi-même !

Pour en savoir plus, cliquez ici pour découvrir un guide complet sur l’équipement, vous y trouverez notamment:

-Le glossaire de l’outdoor -> sorte de dictionnaire rassemblant un grand nombre de définitions
-Une « vue d’ensemble du matériel » -> présentation des différentes matières (softshell, nylon, chanvre, Isotex etc.)
-Des conseils et astuces sur le choix des équipements outdoor selon divers type d’activités (course, randonnée, pèlerinage, vacances en famille…)
-Des conseils pour entretenir son matériel

S’alimenter et boire

La randonnée réclame des aliments énergétiques, mais ayant un poids minimal.

Cette valeur s’exprime généralement en kilojoules (kJ), ou kilocalories (kcal), pour 100 g. Plus cette valeur est importante, plus le produit sera intéressant.

Par exemple, une pomme a un rapport énergie/masse très faible, bien que délicieuse et bonne pour la santé. A contrario, les barres de céréales, les noix, les fruits secs, le chocolat et le miel sont très concentrés et battent des records de valeur nutritionnelle.

S’alimenter de manière équilibrée est souvent un casse-tête pour le randonneur. De surcroît à l’étranger où les produits disponibles sont bien différents des nôtres.

Quelques aliments choisis, et relativement répandus, qui se conservent bien dans le sac du randonneur :

  • Pâtes : sucres lents, c’est le plat de choix du sportif.
  • Fromage : produits laitiers, calcium, et de sel pour compenser la perte par la sudation.
  • Saucisson : protéines, pour construire les muscles, et de sel (trop salé parfois)
  • Saucisse végétale : sels minéraux (à trouver au rayon diététique ou végétarien).
  • Noix oléagineuses (non salées), céréales, fruits secs : un cocktail énergétique
  • Pain sec (pain suédois, biscottes) : un bon substitut aux céréales brutes.

Dans une épicerie du parc du Yosemite (USA) :

Je ne parviens pas à trouver de pain sec ! Par dépit, je me rabats sur des galettes de maïs ainsi que des biscuits apéritifs. Les biscuits apéritifs réduits en miettes et hydratés avec de l’eau feront une soupe épaisse très agréable !

Il ne faut jamais sous-estimer sa soif ! Lors d’une randonnée, l’effort est continu, il engendre une transpiration importante.

Prévoyez donc au minimum deux litres d’eau par jours et la possibilité de purifier de l’eau.

Mojave National Preserve (un désert aux USA) :

Je n’ai jamais autant bu ! Je bois entre trois et quatre litres d’eau par jour. Ma bouche est asséchée en permanence. La nuit, je rêve d’eau fraîche avec une branche de menthe trempant dedans, et d’une bière à décapsuler avec un pote.

 

Tente Sequoia National Park

Planifier sa route

Chacun progresse à son rythme. Il est donc toujours difficile de s’approprier l’expérience d’autrui pour jalonner correctement son parcours.

Le plus raisonnable est de lire des guides spécialisés sur la région envisagée. Même avec une bonne condition physique il faudra être très humble pour estimer sa progression. En effet, des difficultés liées à la neige, au vent, à un balisage que l’on ne maîtrise pas pourront survenir. Ces embûches réclameront des efforts supplémentaires et ralentiront la progression.

Une fois l’itinéraire décidé, il est important de le communiquer à vos proches et de vous y tenir. S’il vous arrive quelque chose, les secours pourront vous retrouver plus facilement.

Le film « 127 heures » relatant une histoire vraie, pourra vous convaincre dans ce sens.

Avez-vous un moyen pour signaler votre détresse ? Le téléphone portable est à prendre avec soi, mais attention, il ne fonctionnera pas partout ! Prendre avec soi un sifflet, un miroir, est une bonne alternative.

Le sac à dos

La taille du sac doit être minimale, il pèsera moins lourd ainsi. Il doit pouvoir contenir vos affaires et disposer de sangles à l’extérieur permettant d’accrocher une tente et un tapis de sol (un matelas).

Mon sac ne fait que 35 litres ! Je suis pourtant parti jusqu’à cinq jours et cinq nuits en autonomie totale dans le parc du Yosemite. J’étais surtout limité par la taille du canister, une boîte cylindrique en plastique, obligatoire qui sert à contenir les aliments pour les protéger des ours.

Que doit contenir le sac ?

  • Le couchage : une tente, un sac de couchage, un tapis de sol
  • L’habillement : vêtements, chapeau ou bonnet, lunettes de soleil englobantes à haut indice de protection, gants, écharpe
  • La pharmacie : pour soigner blessures, tendinites, ampoules, égratignures et chocs. Mais aussi : purifiants pour l’eau, antidiarrhéiques, analgésiques, pince pour échardes, et outil enlève-tiques
  • Bricolage : lacet de rechange, fil à coudre, fil à pêche et aiguille pour réparer vêtements et matériel, ruban adhésif solide
  • Survie: allumettes et briquets (les deux ensembles !), bougies, couverture de survie
  • Toilette : savon biodégradable (à ne pas utiliser dans les rivières !), brosse à dents, serviette microfibre (un carré de 10 cm * 10 cm suffit), papier toilette
  • Gamelle : couteau, petite cuillère, un (seul) récipient, poche à eau ou gourde, réchaud, cartouche de gaz (Attention, les cartouches type Campingaz se trouvent très bien en France. Primus se trouve en France dans les magasins de sport, et relativement bien à l’étranger)
  • Orientation : boussole, cartes topographiques, montre (pour connaître sa rapidité de progression, et aviser par conséquent)
  • Nourriture et boisson
  • Bâton de marche : une troisième jambe !
  • Lecture, photo, écriture et stylo
  • Papiers & utiles : Carte d’identité ou passeport, moyen de paiement, argent liquide, téléphone portable.

Mojave National Preserve (un désert aux USA) :

Je marche au milieu des cactus et c’est vraiment magnifique ! Tout à coup, mon pied glisse, et me voilà tomber en arrière. Je tente de me rattraper, mais rien n’y fait. Un coussin de belle-mère m’accueille, mais pas très amicalement. Je me relève avec quelques douzaines de piquants incrustés dans ma fesse droite, mon bras, et dans mon dos. Heureusement, la pince à épiler est parmi mes affaires !

N’hésitez pas à venir consulter sur mon blog la page l’équipement du voyageur, dédiée au choix de l’équipement en voyage.

 

Cartes parcs ouest américains

Et vous, une idée de voyage « côté nature » se profile-t-elle dans vos projets ?

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A propos de l'auteur

Auteur du blog voyage Voyageur Indépendant , Julien explore le monde depuis maintenant 10 ans après une première expérience en stage en Afrique du Sud. Il partage sur ce blog ses meilleurs conseils pour découvrir notre belle planète ainsi que ses meilleures découvertes! Sa devise: Le voyage est la meilleure des formations. Suivez le maintenant sur Google+

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